PremiumSoins intensifs

« Quand j'enfile mes patins et monte sur la glace, j'oublie un peu le boulot »

Eline Cox est médecin intensiviste aux Pays-Bas. La jeune femme combine son travail exigeant aux soins intensifs de l'UMC d'Utrecht avec le sport de haut niveau. Quand elle n'assure pas son temps plein à l’hôpital, c'est sur la glace qu'on peut la croiser, où elle effectue régulièrement des marathons.

Floris Cup - 7 avril 2026

Dre Eline Cox
© NOS télévision.

Ce sport est profondément ancré dans la famille Cox. Le grand-père d'Eline, sa mère, ses oncles, ses tantes, ses sœurs, ses cousins et cousines... Tous partagent l’amour de ce sport typiquement néerlandais. « C’est ainsi que j’y ai été plongée dès mon plus jeune âge. Dès qu’il gèle, toute la famille est prise d’une sorte de frénésie, on laisse tout tomber pour se retrouver ensemble sur la glace ! », explique la médecin en souriant.

Cette passion familiale explique qu'Eline est sur la glace depuis toute petite déjà: « Au lycée, je faisais du patinage de vitesse sur longue distance. J’ai dû mettre ma passion sur pause, quelques années, pendant mes études de médecine, mais je m’y suis remise au moment de mon assistanat. Cette fois non plus comme patineuse de vitesse, mais comme marathonienne. »

Le patinage peut, grosso modo, se diviser en deux disciplines : la vitesse sur longue distance et le marathon. Le premier consiste à réaliser le temps le plus rapide possible, alors que le second est davantage un sport d'endurance: des courses éprouvantes disputées en équipe de quatre, qui couvrent des distances qui peuvent aller jusqu' à 200 kilomètres. Objectif: que l'un des équipiers franchisse la ligne d’arrivée en premier.

Quatre patineuses issues du médical 

L’équipe du Dre Cox (les Turner) est entièrement composée de patineuses qui ont une formation médicale: « Nous nous connaissions déjà lors de nos études et nous patinions déjà à haut niveau. Mais la combinaison avec le travail était difficile, nous ne pouvions pas toujours répondre aux obligations des compétitions comme les équipes classiques. Nous avons donc décidé de créer notre propre team », explique Eline. « Comme nous avons toutes le même parcours, nous nous comprenons mutuellement lorsque l’une d'entre nous a une garde de nuit ou de week-end et ne peut pas participer. C’est aussi pour cela que nous avons une cinquième patineuse, réserviste. »

De nombreuses compétences issues de son domaine professionnel - les soins intensifs - sont transférables au marathon, poursuit-elle: « En tant qu’équipe, nous pouvons discuter des problèmes rapidement et clairement, ajuster la tactique dans le feu de l’action et garder la tête froide. Ces compétences, que nous avons développées au cours de notre carrière, constituent un atout évident tant sur la glace qu’à l’hôpital. »

« À l’inverse, le sport me permet de me sentir plus énergique et en meilleure forme, ce qui m’aide à jongler entre les différents services et à récupérer après les gardes. Dès que je me retrouve sur la glace avec mes patins, je suis totalement ailleurs et je peux laisser le travail de côté pendant un moment. Les journées à l’hôpital peuvent être éprouvantes, le patinage est un exutoire important pour me vider la tête. »

« C’est précisément parce qu'elles sont éprouvantes et exigeantes que les courses longues sont si belles. »

Son rêve? Participer à l'Elfstedentocht

Le rêve ultime de la jeune médecin ? Participer à la célèbre Elfstedentocht, une course d'endurance en Frise. Organisée pour la dernière fois en 1997, elle représente le Graal pour de nombreux patineurs, mais les lacs frisons ne gèlent plus assez en hiver... Une épreuve alternative est organisée chaque année en Autriche, sur un parcours de plus de 200 kilomètres. Force mentale et persévérance y sont indispensables. « Pendant les six à sept heures de course, on se demande sans cesse comment tenir jusqu’au bout. C’est précisément cet aspect du sport que je trouve le plus beau : rester concentrée et persévérer. Tant notre travail à l’hôpital que nos études de médecine nous y préparent, avec des années d’efforts et de persévérance. Nous sommes habituées à rester concentrées sur la durée et à ne pas abandonner. »

La jeune femme entamera bientôt une formation en anesthésiologie, qu’elle espère combiner avec les soins intensifs. « Par ailleurs, j’aime aussi enseigner. Idéalement, dans le futur, j’aimerais pouvoir combiner les trois », poursuit la Dre Cox, 28 ans. Qui souligne, pour conclure, qu'elle a déjà, d'une certaine façon, participé à l’Elfstedentocht: « Ma mère a fait la dernière en 1997, quand elle était enceinte de moi. J’espère qu’il gèlera encore assez fort pour la refaire. »

dr. Eline Cox actief als marathonschaatser
 © Alternatieve Elfstedentocht
Écrit par Floris Cup7 avril 2026
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

Wat heb je nodig

En savoir plus sur

Magazine imprimé

Édition Récente
14 avril 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine