Epidémie en République démocratique du Congo
Ebola: l'Institut de médecine tropicale d'Anvers étudie la réponse immunitaire au nouveau variant
L'Institut de médecine tropicale d'Anvers (IMT) a entamé une nouvelle étude sur Ebola, en plus des essais cliniques auxquels il participait déjà en République démocratique du Congo (RDC). Il s'agit d'une étude qui se focalise sur la réponse immunitaire, soit la réaction du corps au nouveau variant du virus.
En mai dernier, la RDC a déclaré la 17e épidémie d'Ebola, qui a démarré dans la province d'Ituri avant de se propager notamment dans le Nord-Kivu.
Depuis, les autorités congolaises ont recensé 4.053 cas, dont 1.850 décès.
"Mais la maladie était vraisemblablement déjà présente en janvier", indique Laurens Liesenborghs, un spécialiste de l'IMT qui travaille dans la région. "Ce qui a rendu la propagation d'autant plus importante."
Observer le nouveau variant
Ces derniers mois, l'Institut a soutenu des recherches cliniques portant sur les médicaments (existants, NDLR), qui peuvent aider à diminuer le nombre de décès. L'IMT travaille désormais sur une étude supplémentaire, qui se concentre plus sur la maladie et le nouveau variant.
"Il s'agit d'une étude descriptive avec plusieurs partenaires internationaux", explique le chercheur belge. "Nous allons observer le comportement du nouveau variant dans le corps et étudier les complications potentielles pour la santé et le système immunitaire."
Pas de signe de stabilisation...
M. Liesenborghs travaille actuellement à Bunia, dans l'est du pays, l'épicentre où tout a commencé.
"Normalement, on observe une forme de stabilisation plusieurs mois après l'apparition de l'épidémie. Nous ne voyons aucun signe d'amélioration pour l'instant."
L'ancien vaccin, contre le variant Zaïre, pourrait offrir une protection, mais non optimale. Il y a actuellement trois candidats en développement qui seront disponibles sur le terrain uniquement dans plusieurs mois.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment recommandé d'accélérer les essais cliniques du vaccin Ervebo, le seul vaccin approuvé contre Ebola, afin de le tester contre l'actuel variant Bundibugyo pour lequel aucun vaccin ou remède n'existe pour l'instant.