Le remboursement des soins de logopédie sera assoupli à partir de septembre
À compter du 1er septembre 2026, les règles de remboursement de logopédie seront réformées, ce qui devrait permettre aux patients d'accéder plus rapidement aux soins adaptés, de réduire les formalités administratives et d'offrir davantage de possibilités de traitements sur mesure. Ces modifications concernent trois groupes de patients : les personnes atteintes d’un cancer de la tête et du cou, les enfants présentant une fente labiale, palatine ou dentaire, et les patients souffrant de troubles neurologiques chroniques de la parole.

L’un des principaux changements concerne l’accompagnement orthophonique des patients atteints d’un cancer de la tête et du cou. Jusqu’à présent, les séances d’orthophonie remboursées ne pouvaient débuter qu’après une intervention chirurgicale ou une radiothérapie. Désormais, les patients pourront suivre jusqu’à dix séances préventives avant même le début du traitement, dans le cadre du forfait existant de 55 séances remboursées.
Selon le ministre Vandenbroucke, une préparation précoce favorise la récupération des fonctions de la parole, de la déglutition et de la mastication et peut réduire le nombre de séances nécessaires après le traitement. Les radiothérapeutes-oncologues pourront également prescrire cet accompagnement.
Moins de formalités administratives
La réforme simplifie par ailleurs la procédure administrative pour les enfants nés avec une fente labiale, palatine ou dentaire. En cas de prolongation du traitement, les familles et les orthophonistes ne sont plus tenus de déposer à chaque fois une nouvelle demande accompagnée de formulaires détaillés auprès du médecin-conseil.
Une simple notification de prolongation, accompagnée d’une ordonnance, suffira désormais. La durée maximale du traitement et le nombre de séances remboursées restent inchangés.
Séances plus longues en cas de troubles neurologiques
Une plus grande flexibilité est mise en place pour les patients âgés de 10 ans et plus présentant des troubles chroniques de la parole résultant d’une affection neurologique, telle que la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington ou une affection neuromusculaire. Lorsque cela est indiqué sur le plan thérapeutique, des séances individuelles de 60 minutes seront possibles.
Jusqu’à présent, seules les séances de 30 minutes étaient éligibles au remboursement. Le nombre total de prestations remboursées reste toutefois inchangé : une séance d’une heure compte pour deux séances de 30 minutes. Sur l’ensemble du parcours de soins, un maximum de 80 séances de 60 minutes peut être remboursé.
Afin que cette extension soit sans incidence sur le budget, le nombre maximal de séances d’orthophonie remboursées pour les patients atteints de dysglossies est ramené de 149 à 90 séances. Selon l’INAMI, cela correspond mieux à l’utilisation réelle.
Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, qualifie cette réforme de moyen de mieux adapter les soins orthophoniques aux besoins des patients. « Ces mesures rendent les soins préventifs accessibles et flexibles pour certains patients, et suppriment des démarches administratives inutiles pour d’autres. Il s’agit d’une amélioration concrète pour les enfants, leurs familles et les orthophonistes », déclare-t-il.