Grève aux blocs opératoires de Warquignies et Constantinople (HELORA) suite à la démission de trois chirurgiens
Les équipes des blocs opératoires des sites de Warquignies et Constantinople, du groupe hospitalier Helora, sont en grève depuis mercredi matin. Ils tirent la sonnette d'alarme face à une situation devenue particulièrement préoccupante, a indiqué le Setca mercredi dans un communiqué. "Depuis quelques jours, le personnel est confronté à la démission de trois chirurgiens, démissions directement liées à la nomination du nouveau chef de service médical et à l'organisation mise en place à la suite de cette décision", affirme le Setca.
La réorganisation inquiète profondément les équipes, selon le syndicat. "La désignation du chef de service, ainsi que la structure décisionnelle instaurée autour de cette nomination, ont provoqué de fortes tensions au sein de l'équipe médicale. Ces démissions successives ont un impact immédiat et potentiellement dévastateur sur l'activité des blocs opératoires", précise-t-il.
Pour le Setca, la perte de plusieurs chirurgiens remet en question la continuité des activités opératoires, la capacité des blocs à fonctionner normalement, et, plus largement, l'avenir même des services sur les sites concernés. Une réunion a eu lieu mardi avec la direction générale et la direction médicale. "Si cette rencontre constitue une première étape, les travailleurs estiment qu'elle ne répond pas encore aux questions essentielles ni aux inquiétudes très concrètes concernant l'avenir des blocs et la sécurité des soins", dit le syndicat.
Face à l'absence de garanties et à l'urgence de la situation, les équipes des blocs opératoires de Warquignies et Constantinople ont décidé de se lancer dans une action de grève mercredi depuis 07h45 afin de dénoncer, notamment, "les impacts organisationnels et humains et l'absence de vision claire quant à l'avenir des deux sites. Les travailleurs demandent une concertation réelle, des garanties sur le maintien des activités et une stratégie médicale stable, afin d'éviter un affaiblissement durable de services essentiels pour la population".